Ce 14 Novembre 2012 a signifiée l'indignation, la solidarité et la détermination, malgrès les débordements violents occasionnels ...
Si chacun se sent ainsi, qu'est-ce qu'on attend pour construire ensemble !
Election le 14 Octobre, et dès le 17 Octobre: L'AUTERITÉ... Ford Genk , La Louvière et ... La liste s'alonge de jours en jours !

Climat-Écologie

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Combien coûte le nucléaire ? les vérités qu'on nous cache...

Pour répondre à cette question, je vous propose deux directions :

La première, fort d’une expérience d’une quarantaine d’années voyons ce que notre nucléaire (« électro-militaire ») nous coûte.

C'est vrai, c’est lourd, et vous pouvez parcourir rapidement cette partie, et y revenir le cas échéant pour y trouver les chiffres et informations que vous souhaitez…

La seconde, sera une comparaison avec un autre nucléaire, et ses autres ressources, « bio » et « durables » !

Enfin n’est pas présenté ici, puisque déjà connue de vous, le lien entre électronucléaire et militaronucléaire, une évidence que nous avons déjà présenté dans d’autres études, et qui du point de vue coût ne peut pas être comparé puisque le secret « défense » justifie l’opacité sur les prix.

1)    «Notre « Electronucléaire»

  1. Le coût du nucléaire, un prix falsifié par des calculs, la division des postes et des primes gouvernementales ...
  2. Notre gouvernement belge fait mieux encore, poussé par le lobbysme nucléaire...
  3. Peut-on cracher sur les lois ?

a) Le coût du nucléaire, un prix falsifié par des calculs, la division des postes et des primes gouvernementales ...

En Europe le prix de l'électricité est une tromperie pour présenter un prix attractif, meilleur marché.


La France propose encore le prix le plus bas en Europe : 0,15 euro le kwh dans l'Hexagone contre 0,20 euros en moyenne dans la zone euro, et jusqu'à 0,27 euro en Allemagne qui a choisi de sortir du nucléaire.

La Cour des comptes, l'a annoncé en 2013, ce tarif attractif ne peu pas durer.

Selon ses magistrats, entre 2010 et 2013, le coût de l'énergie nucléaire a augmenté de 20,6%. Les tarifs réglementés ont, eux, augmenté de 5% en le 1er août 2013 et ont pris encore 5% le 1er août 2014, attention à 2015 !


En France, selon un rapport de sénateurs du 18 juillet 2012, la facture moyenne d'électricité pour les ménages français devrait augmenter de 50 %, d'ici à 2020. Il en ressort que les coûts de l'électricité nucléaire française sont largement sous-évalués : en prenant en compte les travaux de maintenance post-Fukushima, le mégawattheure est porté à 54,2 euros (le prix actuel étant fixé à 42 euros). Si l'on y ajoute le coût du démantèlement, celui des assurances en cas de catastrophe et les frais de recherche, on arriverait à 75 euros le mégawattheure

Des études, réalisées entre autres par Citibank et l'Organisation internationale de l'énergie atomique, ont révélé que la construction et la gestion des centrales nucléaires comportent d’énormes risques technologiques et financiers.
Les coûts de construction élevés, les retards probables et l’incertitude sur les prix de l'énergie font qu’un investissement dans une centrale peut se révéler tout sauf intéressant économiquement. L’analyse  ‘New Nuclear – the economics say no’  du groupe Citibank conclut que « certains risques encourus par les développeurs sont si grands et si variables que chacun de ces risques pris individuellement pourrait mettre à genoux la plus grande compagnie électrique.»
Les budgets de recherche ont aussi été largement monopolisés par la filière nucléaire, ce qui a limité le développement des alternatives. Les budgets relatifs à l’énergie dans notre pays sont éloquents.

Ainsi, pour la période 1974-1999, 70% des financements publics en Recherche et Développement ont été investis dans les filières nucléaires (fission et fusion), contre 5% pour les énergies renouvelables.
Le coût de démantèlement est volontairement sous-évalué et jamais actualisé, et nous payons depuis des années via notre facture d'électricité une contribution pour le démantèlement des centrales nucléaires de Doel et de Tihange. Le montant nécessaire est estimé à  9,75 milliards d'euros. 5 milliards d’euros se trouvent actuellement dans la tirelire de Synatom, l'administrateur de ces fonds. Cet argent est prêté à 75% à  l'industrie nucléaire.  Quand d'autres acteurs veulent financer des projets d’économie d’énergie pour public précarisé ou des parcs éoliens avec les  25% restants, Synatom ne veut pas donner l’argent.
La différence entre le coût réel et le coût annoncé devient une affaire de marchandage et de spécialistes, auquel on a brillamment ajouté la carte du CO2 qui comme par hasard tombait à pic (ou pique comme l’as ?) pour peser sur la balance. Au milieu de tout ça, les politiciens, qui ne font que passer, bradent leur intégrité sur le panthéon des honneurs, et gare à celui qui ne marche pas droit, la honte et l'infamie sont aussitôt orchestrées « d’en haut » pour le tancer alors que gouverner n’est déjà pas chose facile !
Des industriels du secteur (Areva, Électricité de France, Toshiba-Westinghouse Electric, Mitsubishi Heavy Industries, Eletrabel-GDF-Suez etc.) exercent des actions de lobbying sur les pouvoirs publics visant à promouvoir l’énergie nucléaire (construction de nouveaux réacteurs, attribution de budgets de recherche…) comme de publicité à destination de l'opinion publique.
Enfin, notons aussi que nous, les consommateurs d'électricité, payons via la « cotisation fédérale » pour l’assainissement de deux « cimetières nucléaires » pour lesquels les exploitants n’avaient pas provisionné d’argent ???  Nous payons environ 55 millions d'euros par an  pour la dépollution de l’ancienne usine Eurochimic et des installations « ex-waste » du Centre d’étude d’énergie nucléaire. Le ministre sortant de l'Energie Paul Magnette avait déclarait en 2013 que, selon la dernière estimation, 884 millions d'euros seraient  nécessaires d'ici 2020 pour achever les travaux de réhabilitation. Comment Electrabel a donc fait pour ne pratiquement pas payer d’impôts ?
Reste enfin les déchets, thème volontairement lui aussi retiré dans le calcul du coût de l’électricité, et dans celui du CO2 pour l’énergie nucléaire. Si le coût du retraitement est chiffrable, puisque qu’il existe une méthode (qui vaut ce qu’elle vaut, mais elle existe), l’évaluation du coût de la gestion des déchets est inconnue, puisque qu’il ne peu y avoir aucun financement pérenne de ce coût. Quand aux éléments à évaluer, ils sont relativement différents selon les catégories de déchet impliquées. Quelle banque vous aurait financé vos projets dans de telles conditions ?

b) Notre gouvernement belge fait mieux encore, poussé par le lobbysme nucléaire...

Notre gouvernement belge fait mieux encore, poussé par le lobbysme nucléaire...
Le gouvernement fédéral a décidé, malgré les caisses vides de l’Etat et un avis négatif de l’inspection des finances, d’accorder 60 millions d’euros sur une période de 4 ans au projet Myrrha qui vise à développer notamment un réacteur de « quatrième génération ». Ce projet nécessitera un investissement total de 384 millions d’euros sur une période 12 ans alors que cette technologie n'appartient pas à un scénario réaliste pour le quart de siècle à venir, et compte tenu aussi du l'effondrement des ressources nucléaires avant. Donc les prix sont déjà caducs, et donc cet « investissement » est déjà mort dans l'œuf.
Si vous vous souvenez, dans les années 80, le ministre de la Politique scientifique de l’époque, Guy Verhofstadt, a suspendu le soutien financier à l'énergie éolienne pour financer le surgénérateur de Kalkar (qui devait permettre de produire du nouveau combustible nucléaire à partir de combustible usé). Une erreur stratégique puisque le projet de Kalkar échoué; le site a été même réaménagé en parc d'attraction (avec ou sans radio-activité ? ok, ne médisons pas !).
Laissons-leur la bonne fois, mais ainsi la Belgique a perdu sa position de leader mondial dans l'énergie éolienne et a gaspillé 600 millions d'euros. Nous avons donc pris un retard considérable dans les solutions alternatives, au point que prolonger les centrales délétères et obsolètes de puis plus de 10 ans, semble au gouvernement la seul solution.

Le secteur de l'énergienucléaire n’est pas alimenté seulement par les fondspublics, nous contribuons également de manière assidue au financement d’institutions telles qu’Euratom, le CEN (Centre d’étude de l’énergie nucléaire), l'ONDRAF (Agence nationale des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies), le transport de matières nucléaires ... et dans un futur que nous souhaitons proche, le démantèlement des centrales électro-nucléaires.

Actuellement, non seulement, ces centrales nucléaires ont été indûment vendues au groupe Suez ( France ) par un gouvernement belge irresponsable !!! Mais, de plus, grâce à cette « rente nucléaire », Electrabel-Suez engrange des « bénéfices » colossaux ( 1 200 000 000 € !!! ) sur le dos de l’Etat belge et des consommateurs doublement escroqués. En effet, le prix de l’électricité produite n’a quasiment pas augmenté depuis plusieurs années (le prix de l’Uranium étant stable), or elle est facturée beaucoup plus cher au consommateur belge en indexant le prix de cette énergie sur le CHARBON, le GAZ et le PETROLE. C’est de la fraude pur et simple. Le comble, c’est que cette « rente nucléaire » ( bénéfice injustement perçu ) est insuffisamment taxée par l’Etat belge alors que la population « crève » sous le poids des impôts et celui de factures d’électricité « trafiquées » à la hausse.

c) Peut-on cracher sur les lois ?

La politique d’arrêt du nucléaire a été annoncée en juillet 1999 par la coalition au pouvoir à cette époque, formée par les partis libéraux, socialistes et écologistes. Cette coalition promulgue la Loi de sortie du nucléaire le 31 janvier 2003 (Moniteur belge du 28 février 2003).  Cette loi prévoit la fermeture, si une alternative viable est possible, de chacun des sept réacteurs après 40 ans d'exploitation commerciale et interdit de construire de nouveaux réacteurs.  Dans ce contexte, vous comprenez les tergiversations volontairement confuses avec Tihange et Doel !
Ces fermetures devaient s'échelonner entre 2015 et 2025. Des discussions autour de l'énergie nucléaire ont été relancées à partir de 2006 et fier de lui, le 1er octobre 2009, Paul Magnette, ministre de l'Énergie, a proposé la prolongation de 10 ans les trois premières centrales nucléaires à la suite de la publication du rapport GEMIX du comité d'experts chargé de définir le futur mix énergétique (http://economie.fgov.be/fr/binaries/rapport_gemix_2009_fr_tcm326-76356.pdf)
Pourtant dans le monde, plusieurs pays, majoritairement européens, ont abandonné la production d’énergie d'origine nucléaire depuis 1987, à la suite de la catastrophe de Tchernobyl.

  • L’Australie, l’Autriche, le Danemark, la Grèce, l’Irlande et la Norvège, qui ne disposaient pas alors de centrales, proscrirent tout nouveau projet de construction.
  • La Pologne a même arrêté la construction d’une centrale.
  • L’Allemagne va encore plus loin en fermant volontairement des centrales avant leur date théorique de fin d’activité, dans le cadre d’un plan de « sortie du nucléaire » qui doit s’achever vers 2018et mise ardemment sur EOL.
  • La Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suède ont décidé de ne pas construire de nouvelle centrale, mais continuent d’exploiter les centrales existantes, mais il y a des tentatives en arrière plan pour relancer la construction de nouvelles centrales.

2)    «Notre « Electronucléaire»

 

Comparons les productions d’énergie issues du nucléaire !

  Soleil

Centrale électronucléaire (Tihange et Doel en Begique)

Uranium
Durée de vie totale 10 milliard d’année 30 ans, après gros risques, vieillissement très rapide du métal demi-vie : 23 millions d’années, donc 140 Millions d’année pour qu’il devienne faiblement radioactif
Durée de vie restante 5 Milliard d’années Début 1975, donc fin en 2005, donc dépassent de 10 ans déjà Fin en 2025 tel qu’on l’exploite, fin totale vers 2050
Entretiens Aucun Régulièrement car tout vieillit très vite et coûte chère (mur anti-crue : 50 million €)  chiffres introuvable dans la totalité, trop diversifiés: extraction ? transport ? matériel roulant ? dans de nombreuses sociétés
Pannes Aucunes  Régulièrement car tout vieillit très vite, et on les dissimule tant que ce n'est pas catastrophique !  Régulièrement comme dans tout chantier d'exploitation, et on n'en parle même pas tant que ce n'est pas catastrophique !
sécurité Totale

Déjà 3 accidents majeurs:

  • 1979 : Three Miles Island
  • 1986 : Tchenobyl
  • 2011 : Fukushima
  • 20XX? Tihange ?
  1. Sur site : aucune
  2. en transport : aucune au départ,
  3. à l’arrivée chez nous c’est démesuré.
  4. Après, on récupère le plutonium pour les bombes atomiques !
Coût Rayonnement Gratuit
Officiellement, sans la recherche ni les déchets, cela coûte 1,5 milliards € à la collectivité, exploitation non comprise. La filière de production est bénéficiaire, mais le coût CO2 et en vie humaines est énorme
Propriétaire Personne

Les grandes multinationales comme Suez-EDF-Electrabel…

ça n’appartient pas aux états

L’uranium est extrait dans les pays peu développé en général, mais exploité par des multinationales des pays riches
Exploitant Personne Les grands groupes, leurs filières Les grands groupes, leurs filières...
Consommateurs TOUT ce qui VIE, tout ce qui se transforme… Les citoyens qui sont clients des revendeurs de l’électricité. Les mêmes multinationales pour maximiser les gains
Pollution Aucune
  • la construction,
  • le fonctionnement,
  • l’usure,
  • les déchets directs, et après le retraitement.
  • Une pollution pour les millions d’année
  • l'extraction sans précaussions
  • CO2 + transport précaires et sales
  • eau + chimie sans dicernement
  • désertification inconditionnelle
  • poussières radioactive
Déchets Aucun sans solution pour des millions d'années sans solution pour des millions d'années
Sous-produits

La biosphère

toutes les formes de mécanismes et d’énergie qui fonctionnent

ARMEMENT NUCLÉAIRE: Bombe atomique, missile à uranium appauvrie, Lasers de combat, sous-marins atomiques, guerres

exploitation des ressources du «tiers monde», survie précaire...

tous les dérivés nucléaire dont plutonium, césium, strontium...

Consommation Hydrogène fourni à la création toute l’industrie, matériaux + de transformation et sources d’énergies divers, eau, uranium

Des millions et millions de m3 de terre, d'eau, de chimie, de vies (humaines, végétales, animales et insectes)

Tout devient en voix d’extinction, même les ressources vitales

Fissures Aucune Plus de 18000 à Tihange et Doel… et les autres ??? ---

 

Toutes les sources d'énergies traditionnelles (pétrole, charbon, gaz, uranium, bois...) privatisées, remplissent d’argent les coffres de quelques-uns en générant perpétuellement des conflits armés sur toute la planète. Peu importe que vous soyez d’accord ou non, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, quel que soit votre genre, vous consommez donc vous leur payez leurs prix !

Nous ne pouvons plus vivre comme ça! Pour ce système et la plupart de leurs représentants, nous ne sommes pas des êtres humains dignes et respectables. Nous ne vivons même pas « les droits de l’homme » !

Le rayonnement solaire est quant à lui hors du capitalisme. Le SOLEIL dispense ses bienfaits sans discrimination aucune et personne n’en est propriétaire. Il n’y a pas de compteur de consommation, pas de taxes, pas de prix, pas de coupures et la totalité de ce qui vit sous sa lumière en est bénéficiaire. Son énergie intarissable (à l’échelle humaine) est GRATUITE !

Le soleil nous montre la seule direction viable à suivre: la générosité de la vie, l'économie de la gratuité !

Il est temps, pour nous tous, vivants, d'aujourd'hui et de demain, de penser notre futur. Il nous est possible de nous insérer dans un cycle naturel tout en vivant bien, dignement et sans violence.

Nous en avons les moyens si nous agissons autrement. Chacun peut agir là où il vit, sans penser à détruire mais en innovant un nouveau style de vie.

Construisez une équipe de base du parti humaniste dans votre quartier pour induire le changement !

Charles

 

 

Annexes

 

Quelques liens...

 

 

 Quelques chiffres sur le nucléaire...

 

 

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