Climat-Écologie

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Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre... !

La compagnie Tepco refuse toujours de faire le lien, 4 ans après ce 11 mars 2011...

De la même façon nos élus ministériés refusent de faire le lien entre business et accident nucléaire, éblouies par Eletrobel filiale du groupe GDF-SUEZ,.

En matière de nucléaire, il n'y a pas de demi-mesure ni de pardon et surtout pas d'oublie !

Le mardi 9 Juillet 2013, Mr Masao Yoshida, directeur de la centrale Fukushima, est mort d'un cancer. Il n'avait pas voulu quitter son poste durant les évènements, pour tenter à corps perdu, d'éviter le pire. Il a subit officiellement une exposition à 70 millisieverts; ne cherchez pas ce que les millisieverts représentent, personne hors du milieu nucléaire n'a de moyen d'imaginer ce que c'est ! Mais ce nom, qui induit l'idée de millieme de (???)   est une dose (ici en quelques jours 70mSv est 100 fois la dose max pendant un an) pourtant suffisente pour tuer à long termes, c'est comme une balle de revolvert dans le corps qui petera dans les 15 ans et qu'on ne peut pas extraire, mais ce n'est officielement pas concidéré comme léthal !

Ce dimanche 15 Mars, nous avons tenue à rappeler (+/- 2000 personnes seulement, les médias le minimisent tellement !)

boumfukushima2011-300.jpgque nous n'oublions pas, et que nous ne sommes pas d'accord du tout avec la prolongation des centrales nucléaires, qui devaient être démantelées au bout de 30 ans, et qui là, seront encore une fois prolongés à plus de 40 ans ! Elles sont obsolètes, et rentabilisées, les cuves craquent de partout sans aucune erreur possible, et l'erreur, elle n'aura lieu qu'une fois !

deplacement-horizontal300.pngPour rappel, avec le tremblement de terre terrible sur des réacteurs "quasis neufs"... super modernes et bien sécurisés: 3 cœurs ont fondus et une pollution radioactive mondiale (Terre, air, mer) gravissime, le 3 ème accident nucléaire grave de notre histoire humaine... celui qui osait prédire le désastre était comme chez nous confronté aux autorités (déshonneur, police + officiels). Et pourtant, ça a bien eu lieu !

C'est un séisme de plus de 9 en magnitude, qui déplaça l'archipel du Soleil levant de 2.6 m vers l'est, 4 m dans la partie nord, affaissa les côtes de 90cm, et releva le mont du nord de l'ile, de plus de 9m. aucune installation au monde n'est prévue pour y faire face, même au Japon, pays des seismes, «Ils ne peut en arriver qu'un par millénaire» ... nous avons eu la malchance que c'était cette fois là... et la prochaine fois, quelle sera l'excuse dans le monde ? ... des micro-fissures de 9 cm on finalement fachées ?

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En Belgique, malgré des rapports alarmants (voir accablants), de simples personnalités politiques, ignorantes mais autoritaires, nous rassurent de façon indécente et préparent en stomeling leur forfaiture de prolongation (voir article de l'agence Belga ci-après), usant même du fallacieux spectre de pénurie d'électricité, pour nous faire peur, et légitimer le juteux business.

Nous exigeons de vraies mesures:

  1.  LA SORTIE TOTAL DU NUCLEAIRE, de l’électro-nucléaire, comme de tout armement nucléaire.
  2.  l'INVESTISSEMENT TOTAL DANS LES SOLUTIONS ALTERNAVES

« En Belgique 7 réacteurs nucléaires produisent de l’électricité dont 4 se trouvent à la centrale de Doel (à moins de 15km du centre-ville d’Anvers) et 3 à la centrale de Tihange (Liège). Parmi ces 7 réacteurs 3 sont à l’arrêt, Doel 1 depuis le 15 février 2015 pour cause de vétusté, Tihange 2 et Doel 3 depuis le printemps 2014 pour cause de fissures dans les réacteurs.

Tihange 2 et Doel 3 avaient déjà été mis à l’arrêt en été 2012 suites à de nombreuses indications de défauts. Suite à deux dossiers de justification de redémarrage constitués par Electrabel, l’AFCN (Agence Fédéral de Contrôle Nucléaire) donne son feu vert pour redémarrer les réacteurs en mai 2013, bien qu’Electrabel doive encore réaliser une série d’actions pour consolider les hypothèses avancées dans ces dossiers de justification de redémarrage. Aux cours de ces actions «ils rencontrent des résultats inattendus, suggérant que les propriétés mécaniques du matériau étaient plus fortement influencées par l’irradiation que ce que prédisait la théorie » .  Electrabel continue l’inspection des réacteurs pour comprendre. Un panel d’expert s’est réuni fin novembre 2014 et la principale conclusion était que « la méthodologie d’Electrabel n’était pas encore suffisamment aboutie pour que les experts internationaux puissent émettre un jugement fondé »(1).

Doel 1 est à l’arrêt comme prévu par la loi Deleuze votée en 2003. Les réacteurs Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 ont notamment été construits début des années 70 et le nombre d’années d’exploitation envisagé par les ingénieurs lors de la conception des réacteurs s’élevaient à 30 ans (c’est à dire jusqu’en 2005). Avec la loi Deleuze qui prévoyait la sortie du nucléaire en 2015 le gouvernement de l’époque a donc décidé de prolonger la durée de vie technologique des réacteurs de 10 ans. Le gouvernement Di-Rupo a prolongé l’exploitation de Tihange 1 de dix ans. Le gouvernement actuel envisage de remettre lui aussi en question cette fameuse loi et de prolonger l’exploitation de Doel 2 et de redémarrer Doel 1 pour 10 ans supplémentaires.

Il faut remettre les centrales nucléaires à neuf, bricoler pour les remettre aux normes mais « il est tout simplement impossible d’intégrer tous les systèmes de sécurité modernes dans une conception périmée » déclare Greenpeace . Un nouveau réacteur nucléaire du même type que Doel 1 et Doel 2 se verrait aujourd’hui refuser tout permis d’exploitation, surtout après Tchernobyl et Fukushima.

Nous revendiquons l’arrêt définitif des réacteurs de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 comme prévu par la loi Deleuze de 2003 et des réacteurs fissurés de Tihange 2 et Doel 3 pour trois bonnes raisons :

Le physicien prix Nobel Hennes Alfen a dit un jour : «Le réacteur à fission produit à la fois de l’énergie et des déchets radioactifs et nous voudrions nous servir maintenant de l’énergie et laisser nos enfants et petits-enfants se débrouiller avec les déchets »

Les réserves d’uranium que nous utilisons pour alimenter nos centrales ne sont pas inépuisables. Une estimation des réserves d’uranium dévoile qu’avec la consommation actuelle il y en aurait encore pour 50 ans . Ça veut dire qu’on aura produit de l’énergie avec le nucléaire une petite centaine d’années pour laisser des déchets pendant 200.000 ans.

Nous voulons une transition énergétique en mettant la priorité sur le renouvelable. Avec quel budget? Rien que l’investissement pour prolonger la vie du réacteur Tihange 1 coûte 600 millions d’euros , sans compter toutes les dispositions qu’Electrabel met en place pour assurer la ‘sécurité’ des centrales. Le mur anti-crue autour de la centrale de Tihange qui est en cours de construction a couté 55 millions d’euros et Electrabel annonce 200 actions de ce genre .

Pourquoi investir tant d’argent dans le nucléaire et pas dans les énergies renouvelables ? Parce que chaque réacteur nucléaire rapporte 1.000.000 d’Euros de bénéfice avant impôts par jour ouvrable à Electrabel. Tandis que les ressources naturelles, tel que le soleil ou le vent, n’appartiennent à personne et rapportent beaucoup moins d’argent pour ceux qui les exploitent.

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Un autre aspect à ne pas oublier est le lien entre le nucléaire civil et militaire. Arrêter toutes activités nucléaires signifierait la fin des armes nucléaires alors qu’une vingtaine de bombes atomiques B61, appartenant aux Etats-Unis, sont présentes en Belgique. Un programme de modernisation de ces bombes est en cours. L’armée belge, chargée du largage de ces bombes est prêt à investir 6 milliards d’euros pour acheter des nouveaux avions de chasses F35 équipés pour transporter et larguer ces bombes modernisées, ce dont le F16 actuel n’est pas capable.

Avec la sortie du nucléaire et le non-achat des avions de chasses beaucoup d’argent serait disponible pour investir dans l’énergie renouvelable et des emplois décents.

Bien souvent la démocratie a été bafouillée, des décisions prises en secret sans aucune concertation populaire et sous la pression des lobbies.

Nous appelons donc les citoyens à rejoindre notre lutte politique. Des actes individuels sont indispensables, et possibles, tant les alternatives au nucléaire sont nombreuses mais minoritaires, il faut être plus nombreux.

La question est donc à la fois individuelle et collective : propager l’information, organiser des actions collectives, manifester, enquêter pour que nos voix soient enfin écoutées et que nos vies ainsi que celles des générations futures, soient respectées. »

 

Gaëlle Smedts – porte-parole Nucléaire Stop Kernergie

 

Il y a des alternatives: faire comme le soleil, il est Safe et Gratuit

Il n’y a pas de « bon nucléaire » en dehors des hôpitaux !

Le SOLEIL, dispensateur de chaleur et de lumière, sans lui et l’énorme et improbable chance d’être à la bonne distance de lui, nous ne serions pas là sur cette Terre.

Le SOLEIL est le seul réacteur nucléaire valable:

Il est donc SAFE, sa production d'énergie est propre, constante, aucun déchet, aucune pollution, aucun risque. Le nucléaire « électrique et militaire » en est tout l’opposé !

Toutes les sources d'énergies traditionnelles (pétrole, charbon, gaz, uranium, bois...) privatisées, remplissent d’argent les coffres de quelques-uns en générant perpétuellement des conflits armés sur toute la planète. Peu importe que vous soyez d’accord ou non, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, quel que soit votre genre, vous consommez donc vous leur payez leurs prix !

Nous ne pouvons plus vivre comme ça! Pour ce système et la plupart de leurs représentants, nous ne sommes pas des êtres humains dignes et respectables. Nous ne vivons même pas « les droits de l’homme » !

Le rayonnement solaire est quant à lui hors du capitalisme. Le SOLEIL dispense ses bienfaits sans discrimination aucune et personne n’en est propriétaire. Il n’y a pas de compteur de consommation, pas de taxes, pas de prix, pas de coupures et la totalité de ce qui vit sous sa lumière en est bénéficiaire. Son énergie intarissable (à l’échelle humaine) est GRATUITE !

Le soleil nous montre la seule direction viable à suivre: la générosité de la vie, l'économie de la gratuité !

Il est temps, pour nous tous, vivants, d'aujourd'hui et de demain, de penser notre futur. Il nous est possible de nous insérer dans un cycle naturel tout en vivant bien, dignement et sans violence.

Nous en avons les moyens si nous agissons autrement. Chacun peut agir là où il vit, sans penser à détruire mais en innovant un nouveau style de vie.

Construisez une équipe de base du parti humaniste dans votre quartier pour induire le changement !

Charles

 

Annexes:

Prolongation de Doel 1 et 2: "La confidentialité sera de mise", assure Marghem

Belga Publié le mardi 06 janvier 2015 à 20h24 - Mis à jour le mardi 06 janvier 2015 à 20h25

La ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem, ne divulguera pas la convention qui liera Electrabel et l'Etat belge à propos de la prolongation de Doel 1 et 2, a-t-elle indiqué mardi en commission de l'Energie de la Chambre. Le gouvernement fédéral a décidé à la fin de l'année passée de prolonger l'activité des deux réacteurs afin de garantir la sécurité d'approvisionnement électrique de la Belgique. En principe, ils devaient être mis à l'arrêt en 2015.
Electrabel devra procéder à certains investissements pour mettre en oeuvre cette décision. Le géant énergétique français GDF Suez, maison-mère d'Electrabel, est prêt investir dans les réacteurs de Doel 1 et 2 "si c'est rentable", a indiqué mardi Gérard Mestrallet, patron de GDF Suez.
Ces déclarations n'ont pas étonné la ministre, y voyant des des "généralités banales". "Je ne pense pas qu'il convienne de tirer d'autre enseignement du message de M. Mestrallet que celui selon lequel une entreprise qui veut assurer sa viabilité agisse afin que les investissements qu'elle consent soient d'une certaine rentabilité. C'est normal: Electrabel n'est pas une entreprise de bienfaisance comme le voudraient certains, mais une entreprise économique. Néanmoins, elle est liée à la Belgique historiquement, économiquement et politiquement", a-t-elle fait remarquer aux députés écologistes Jean-Marc Nollet et Kristof Calvo.
Mme Marghem n'a pas communiqué une estimation du montant des investissements requis, se bornant à parler de "centaines de millions d'euros" en référence à des dossiers antérieurs comparables.
Les négociations ont commencé mais aucun calendrier n'a encore été fixé. La ministre privilégie la discrétion pour donner aux discussions une chance d'aboutir. "Je ne peux dès lors malheureusement pas vous faire part dès aujourd'hui d'un résultat, qui, s'il existe - et il existera - ne sera pas divulgué en ce qui concerne les éléments qui structurent la convention puisqu'ils interviennent entre deux parties, à savoir l'exécutif belge et Electrabel, auxquelles personne d'autre n'est associé", a-t-elle ajouté.
Et de préciser que la convention relative à la prolongation de Tihange 1 sous la législature précédente n'avait pas été communiquée aux parlementaires.
Les deux députés ont dénoncé cette confidentialité. "La transparence minimale, non plus celle d'Electrabel vis-à-vis de vous, mais celle dont vous devez faire preuve comme ministre, c'est évidemment d'expliquer de manière transparente aux citoyens le contenu de l'accord que vous allez signer, puisque ce sont eux qui vont le payer", a lancé M. Nollet.

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Le point sur les réacteurs nucléaires japonais

L'Epress 12 mars 2015 Par Boris Le Ngoc (SFEN)

Le 11 mars 2011 en début d'après-midi, environ 6 500 personnes, salariés de l'exploitant TEPCO et de ses entreprises partenaires, sont présentes sur le site de la centrale de Fukushima Dai-ichi lorsque celle-ci est victime d'un tremblement de terre suivi d'un tsunami. La centrale, gravement endommagée, a relâché d'importantes quantités d'effluents radioactifs, nécessitant l'évacuation de près d'environ 146 000 habitants, dont 80 000 à long terme. La catastrophe fait 15.884 morts et 2.636 disparus sur près de 500 kilomètres le long de la côte.

La maîtrise de la situation à la centrale de Fukushima Dai-ichi

Quatre ans après l'accident de Fukushima, un plan d'action est déployé par TEPCO pour évacuer les combustibles nucléaires, stocker l'eau contaminée et gérer les déchets issus du démantèlement.
L'électricien a retiré les assemblages de combustible qui se trouvaient dans la piscine 4. Cette opération complexe, première du genre, est précieuse dans la perspective de l'évacuation des piscines des réacteurs 1 à 3, prévus cette année.

Plusieurs procédés permettent de décontaminer entre 1 300 et 2 000 m3 d'eau par jour. Pour diminuer drastiquement les départs d'eau contaminée vers la mer, TEPCO a décidé d'isoler le sous-sol de la centrale en l'enfermant entièrement dans une ceinture de sol gelé pénétrant jusqu'à une couche géologique étanche à environ 27 m de profondeur. Ce dispositif devrait être opérationnel cette année.

Le gouvernement japonais a entrepris de construire un site de stockage intérimaire (30 ans) à proximité de Fukushima Dai-ichi. Les travaux ont débuté le 3 février dernier. Le site s'étendra sur 16 km² et accueillera 30 millions de tonnes de déchets.

La décontamination de l'environnement et le retour des populations

Le programme de décontamination des territoires progresse conformément aux objectifs. Les activités de pêche reprennent progressivement. Les études montrent que la consommation des denrées ne présente aucun risque pour la santé.
Les niveaux de contamination ont fortement diminué et permettent le retour progressif des habitants dans les zones évacuées.

Toutefois, il reste difficile de prévoir combien de personnes retourneront vivre dans les communes qu'elles ont quittées il y a 4 ans, les territoires étant économiquement sinistrés.

Des perspectives pour le nucléaire japonais

Avec l'arrêt provisoire de ses réacteurs nucléaires, le Japon a augmenté ses importations d'énergies fossiles. Ses émissions de CO2 ont augmenté en conséquence (+ 6% entre 2011 et 2012), l'Archipel a dû sortir de la trajectoire fixée dans le cadre du Protocole de Kyoto et le déficit de sa balance commerciale s'est accru.

Le gouvernement japonais prévoit le redémarrage de plusieurs réacteurs nucléaires à plus ou moins court terme, dans des conditions de sûreté renforcée et d'acceptation par les populations et administrations locales. Quatre unités semblent pouvoir être autorisées à redémarrer prochainement.

Fukushima, quatre ans après : une "catastrophe illimitée" dans le temps

Si la situation s'est améliorée en 2014, quatre ans après le séisme et le tsunami qui ont ravagé la centrale nucléaire de Fukushima, le cauchemar est loin d'être fini : l'état des lieux

Le Sud-Ouest Le 11/03/2015 par Cathy Lafon

Fukushima, quatre ans après : une "catastrophe illimitée" dans le tempsLe 11 mars 2011, un tremblement de terre sous-marin d'une intensité exceptionnelle (magnitude 9) sur la côte est du Japon, provoque un tsunami géant dans la région de Tohoku, dans le nord-est du pays, et déclenche un accident nucléaire à la centrale de Fukushima-Daiichi. Des villes sont dévastées et des villages emportés. La catastrophe fait 15.884 morts et 2.636 disparus sur près de 500 kilomètres le long de la côte, et laisse exsangue toute une région sinistrée, victime en prime de la plus grande catastrophe nucléaire de l'histoire de l'humanité, après celle de Tchernobyl, en 1986, en Ukraine. Quatre ans après le désastre, dans quel état se trouve la centrale ? Où en est-on de la décontamination ? Qu'en est-il des populations de la zone concernée et de l'industrie nucléaire du pays ?

LES CHIFFRES

36 milliards d'euros, c'était l'estimation de l'argent nécessaire pour réparer les dégâts à Fukushima. Ce coût devrait atteindre au minimum 80 milliards d'euros.

La part de l'électricité nucléaire au Japon avant le gel post-Fukushima était de 30%. Aujourd'hui, alors que Tokyo veut passer à 50 % d'ici à 2030 et relancer 4 de ses 50 réacteurs toujours à l'arrêt pour des raison de sécurité, 7 Japonais sur 10 souhaitent une sortie totale de l'énergie nucléaire.


• 1. L'état de la centrale nucléaire : des "progrès significatifs"
La situation sur le site s'est améliorée. Mais elle reste très compliquée. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

Aujourd'hui, avec ses quatre réacteurs éventrés, Fukushima est toujours un immense chantier hautement radioactif émaillé de fuites et d'incidents récurrents où s'activent 6.000 ouvriers qui se relaient en permanence pour préserver leur santé, tandis que les sous-sols inondés d'eaux continuent de polluer les nappes phréatiques et l'océan Pacifique. Si Tepco assure que le site est sous contrôle depuis décembre 2011, c'est encore loin d'être le cas. En février dernier, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après avoir effectué une nouvelle mission d'inspection de la centrale nucléaire japonaise, a toutefois relevé des "progrès significatifs", depuis sa visite précédente, en 2013.

Travailleurs de Tepco sur le site de Fukushima, mars 2013.© Photo AFP / Issei Kato


Mais l'exploitant nippon est loin d'être au bout de ses peines : les coeurs des réacteurs nucléaires 1, 2 et 3 ont fondu, formant un magma hautement radioactif (corium) qui a perforé les cuves et s'est répandu au fond des bâtiments : leur extraction et leur évacuation est donc impossible. Quatre ans après, on ne sait toujours pas exactement où est passé le corium: a-t-il provoqué un syndrome chinois en perçant les barrières qui le confinent pour s'enfonçant dans la terre ?


Les spécialistes de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ne le croient pas. Quoiqu'il en soit, Tepco ne prévoit pas de s'attaquer au corium avant 2025 et pour se faire, pas question d'intervention humaine directe. Il faut des caméras pour localiser le corium et des robots commandés à distance munis d'outils de découpe : une intervention de ce type sera une première mondiale. Dans de telles conditions, le démantèlement de la centrale prendra au moins 40 ans.

 

Toshiba a mis au point en novembre 2012, un robot censé pouvoir effectuer des missions de reconnaissance dans des lieux où l'homme ne peut pas pénétrer en raison des rayonnements.© Photo AFP YOSHIKAZU TSUNO


• 2. La décontamination de la région : un travail sans fin

A l'extérieur, sur un territoire de plus de 1.000 km2 contaminé, près de 10.000 hommes dont des SDF qui grattent la terre, et un millier d'entreprises travaillent toujours à la décontamination, au péril de leur santé, pour un coût estimé à 25 milliards d'euros. Onze municipalités de la "zone interdite" (20 km autour de la centrale dévastée) et, plus loin, une centaine de municipalités dans huit préfectures, sont concernées. Et ce n'est que le début: en mars 2011, ce sont en effet 24.000 km2 qui ont été atteints par les rejets épars de centaines de millions de milliards de becquerels (césiums 134, 137, strontium 90...). La contamination radioactive s'est répandue jusqu'à 250 km au nord, dans la région d'Iwate, et au sud jusqu'aux environs de Tokyo, comme l'a reconnu dans un rapport le ministère nippon de l'Environnement.

Des travailleurs décontaminent la préfecture de Fukushima, juin 2013.© Photo Archives AFP

• 3. Les piscines des réacteurs : le pire a été évité

Autre colossal problème : les piscines de refroidissement des quatre réacteurs qui contenaient au total plus de 3.000 m3 de combustible nucléaire usagé. Un premier chantier à très haut risque, s'est achevé en décembre dernier, après plus d'un an de travaux : le combustible de la piscine du réacteur 4, la plus importante et la plus endommagée en mars 2011, a enfin été retiré. En équilibre instable depuis le tsunami, le bassin de désactivation menaçait de s'effondrer en cas de typhon ou de nouveau séisme, ce qui aurait constitué une nouvelle catastrophe et aggravé la radioactivité sur le site. Ce sont plus de 1.500 assemblages hautement radioactifs qui ont été transférés dans un autre bassin mieux sécurisé, à l'intérieur de la centrale. La piscine du réacteur 3, doit faire l'objet du même traitement, d'ici à la fin de l'année, puis celles du réacteur 1 et 2 suivront ensuite, mais pas avant 2017-2018.

Des employés de Tepco procèdent au retrait du combustible dans la piscine du réacteur 4 de Fukushima,

le 12 novembre 2014.© Photo AFP SHIZUO KAMBAYASHI


• 4. L'impossible gestion des eaux radioactives

>>Les fuites d'eau. Depuis quatre ans, la répétition des fuites d'eau contaminées par la radioactivité qui polluent la nappe phréatique et l'océan Pacifique tout proche, constitue pour Tepco un énorme problème, quasi insoluble. Fin février, des taux de radioactivité 70 fois supérieures aux valeurs habituellement enregistrées sur le site ont ainsi encore été relevées sur une conduite d'évacuation des eaux pluviales et souterraines vers l'océan. Pour limiter ces rejets, la construction d'une barrière d'étanchéité de 900 m de long s'achève. Un "mur de glace" souterrain est également prévu pour faire barrage à l'arrivée d'eau de la nappe phréatique dans le sous-sol des bâtiments nucléaires : très délicat, le chantier consiste à glacer le terrain grâce à l'injection d'un liquide gélifiant dans un réseau de 1.500 tuyaux enterrés, sur un périmètre de 1,5 km et sur 30 m de profondeur. Coût estimé : 245 millions d'euros.

Des experts nucléaires et des élus locaux inspectent un site de construction de barrières destinées à prévenir les fuites d''eau dans l'océan Pacifique. Fukushima, le 6 août 2013.© Photo AFP


>>Le stockage de l'eau contaminée. Chaque jour, 350m3 d'eau douce sont projetées sur les réacteurs 1, 2 et 3 qui étaient en fonctionnement lors de l'accident, pour les maintenir à une température entre 20°C et 50°C et refroidir le corium, afin d'éviter le syndrome chinois. L'eau qui ruisselle, très radioactive (elle se charge en radio-élements solubles comme le césium, strontium, antimoine, tritium...), s'écoule au pied des bâtiments et dans leurs soubassements, avant d'être pompée et épurée en partie de sa radioactivité par un système appelé APLS, et réinjectée pour partie dans le circuit de refroidissement et pour partie stockée dans des réservoirs. La centrale étant une vraie passoire, cette eau contamine à son tour quotidiennement environ 300 autres m3 d'eau souterraine provenant de la nappe phréatique qui s'infiltre. Tepco est dans l'obligation de les stocker également pour les traiter aussi, ce qui double le travail : au total, ce sont 600.000 m3 d'eaux radioactives qui sont aujourd'hui stockées dans un millier de réservoirs alignés sur le site. Tepco prévoit d'en stocker jusqu'à 800.000 m3.

Réservoirs d'eau radioactive à Fukushima.© Photo AFP

>>La décontamination. L'opérateur qui a mis au point des systèmes capables de traiter près de 2.000 m3 d'eau par jour, estime que la quasi totalité de l'eau stockée sera débarrassée de l'essentiel de sa contamination en juin prochain. Gros problème: il restera encore du tritium que l'on ne sait pas extraire, qui finira dans l'océan où l'eau sera rejetée : selon l'AIEA, il n'y a pas d'autre solution pour s'en débarrasser.Cela polluera d'autant les fonds marins et les ressources halieutiques et constituera un nouveau danger sanitaire pour les riverains, tout en prolongeant la catastrophe économique que subissent les pêcheurs de la région depuis quatre ans où la pêche est interdite en raison des taux de radioactivité anormalement élevé des poisons. Sans parler de la propagation de la pollution par les courants marins.

Un niveau record de radioactivité a été détecté sur des lottes au large des côtes japonaises (nord-est) à hauteur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le 21 août 2012, selon l'opérateur Tokyo Electric Power Co.© Photo archives AFP

• 5. Des populations déplacées peu soutenues par le gouvernement

Au total, plus de 470.000 personnes (l'équivalent de deux fois la population de Bordeaux) ont été évacuées de la région et déplacées dans tout le pays, au lendemain de la catastrophe nucléaire, et n'ont toujours pas pu regagner leur lieu de vie à cause de la radioactivité. Elles habitent parfois à plusieurs centaines de kilomètres de là. 100.000 d'entre eux ont été provisoirement abrités dans des préfabriqués où ils vivent toujours, dans un confort plus que limité. Selon Greenpeace Japon, 120.000 "réfugiés nucléaires" ne peuvent toujours pas rentrer chez eux. Le gouvernement japonais a promis 30.000 logements sociaux : il en a réalisé seulement 3 %. Quant aux villes et villages abandonnés et figés depuis la catastrophe, ils se dégradent.

Les médecins japonais, munis de compteurs Geiger, détectent d'éventuelles irradiations sur la population évacuée de la zone à risque autour des centrales nucléaires de Fukushima, le 14 mars 2011.© Photo archives AFP


Sur les conséquences sanitaires de la catastrophe, c'est l'omerta. En juillet 2013, après avoir évoqué le nombre de 178,Tepco portait à 1.973 le nombre de travailleurs exposés à plus de 100 mSv, soit 10 % du personnel ayant travaillé sur le site de Fukushima entre le tsunami du 11 mars 2011 et la fin 2012. Une telle contamination - cent fois celle autorisée par an en France - exposerait à un risque élevé de cancer, selon de nombreuses études épidémiologiques. On n'en sait pas beaucoup plus aujourd'hui. En février 2015, huit nouveaux cas de cancer de la thyroïde ont été découverts chez les 300.000 enfants vivant en 2011 dans la préfecture autour de la centrale. Ils s'ajoutent aux 86 cas avérés de cancers de la thyroïde déjà repérés lors d'examens menés de 2011 à 2014 sur cette population. Les experts japonais refusent toutefois d'établir un lien avec les retombées d'iode radioactive de la catastrophe nucléaire. Une chose est sûre : la population évacuée développe plus de dépression, de stress et de pathologies liées que la moyenne, 1.656 Japonais en seraient morts depuis 2011.


Au Japon, les parents des enfants malades sont persuadés que la cause du cancer est bel et bien l'exposition aux rayonnements radioactifs de la centrale.© Photo PHOTO AFP KEN SHIMIZU


• 6. L'industrie nucléaire japonaise en stand-by. Jusqu'à quand ?
Nous promettons de tirer les leçons [de Fukushima] et d'aller de l'avant, en marchant main dans la main. Shinzo Abe, premier ministre japonais, le 11 mars 2013

Shinzo Abe, l'actuel premier ministre japonais, veut relancer le nucléaire dans son pays.© Photo Archives AFP

Depuis septembre 2013, les 50 réacteurs nucléaires du Japon sont tous à l'arrêt, pour vérification de leur sûreté et l'autorité de contrôle nipponne entièrement refondue, afin de la rendre indépendante du ministère de l'Industrie. En dépit de la situation apocalyptique post-Fukushima, le gouvernement veut réactiver ses centrales pour relancer l'économie et prépare l'opinion japonaise en ce sens. Fin 2014, les autorités de sûreté nucléaire ont donné leurs premiers feux verts pour remettre en marche quatre réacteurs : deux réacteurs de la centrale de Sendai, située sur l'île de Kyushu - dans le voisinage d'un volcan toujours actif - et deux réacteurs de la centrale de Takahama, dans la préfecture de Fukui, dont la relance avait été interdite en mai 2014 par la justice nipponne.
Les conséquences d'un accident nucléaire sont "trop importantes" pour en accepter le risque. Naoto Kan, ancien premier ministre
Naoto Kan s'adressant au peuple japonais, le 25 mars 2011.© Photo archives AFP
Les sondages successifs montrent pourtant qu'une forte majorité de Japonais s'opposent à une reprise du nucléaire. Plusieurs anciens premiers ministres ont tiré à boulets rouges sur l'entêtement de Shinzo Abe, comme Naoto Kan, premier ministre lors de l'accident de Fukushima, qui a déclaré lors d'une audition parlementaire en 2012 que le désastre avait failli provoquer l'évacuation de la capitale Tokyo et de ses 30 millions d'habitants, ce qui aurait provoqué « l'effondrement » de la nation.


FUKUSHIMA EN 10 DATES


11 mars 2011 : un séisme sous-marin (magnitude 9), suivi d'un tsunami géant ravage la centrale de Fukushima-Daiichi dans le nord-est du Japon.
13 mars 2011 : les niveaux d'eau chutent dans les tranches 1, 2 et 3, faisant fondre le coeur des réacteurs.
Mars-avril 2011 : les sauveteurs parviennent à rétablir un refroidissement des tranches.
Juin 2011 : Areva et Veolia installent un premier système de décontamination de l'eau.
Avril 2012 : Tepco reconnaît que de l'eau contaminée a été relâchée en mer.
Août 2013 : Tepco constate les premières fuites d'eau contaminée au pied des cuves où il stocke l'eau pompée dans les tranches.
Septembre 2013 : tous les réacteurs nucléaires du pays sont à l'arrêt.
Novembre 2013 : l'électricien commence le retrait des barres de combustible usé du bassin de désactivation du réacteur 4.
Juin 2014 : lancement de la construction d'une enceinte souterraine de glace autour des quatre réacteurs.
Décembre 2014: fin du chantier du retrait du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4.

 

5 Things You’re Not Being Told About Fukushima

tr: 5 choses que vous n'êtes pas racontées propos de Fukushima        Par le Dr Edward F. Group   Writer invité pour Wake Up World

http://wakeup-world.com/2015/01/28/5-things-youre-not-being-told-about-fukushima/

 

 

En Mars 2011, un violent séisme suivi d'un tsunami ont déclenché la fonte de trois réacteurs nucléaires à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Près de quatre années plus tard, nous voyons encore des répercussions de la catastrophe, et les effets qui vont allons probablement continuer pendant des décennies. Cette catastrophe contribue à des problèmes de santé et d'innombrables dommages à l'environnement.

Cinq choses que vous devriez savoir à propos de Fukushima

Même si vous avez entendu parler d'informations sur Fukushima dans les nouvelles, il ya des histoires que les médias grand public ne couvrent pas.

Débutons 5 choses que vous n'êtes pas avoir été informé de la situation de Fukushima.

1. Deux billions de becquerels de matières radioactives se sont échappé du réacteur 1

Un rapport récent de la Tokyo Electric Power Company (TEPCO) dit 2000000000000 becquerels de rayonnement peuvent avoir coulé dans la baie de la centrale de Fukushima dans un court laps de temps.

De août 2013 à mai 2014, documents estiment que le réacteur n ° 1 a fuit plus de 10 fois la limite de TEPCO de matières radioactives régler avant la fonte des coeur des réacteurs. [1] Le pire c'est que beaucoup de matière radioactive t dérive dans l'océan Pacifique!

2. la cote ouest américaine connaîtra un Pic de radiations en 2015

Les rapports scientifiques suggèrent d'approvisionner la côte Ouest des États-Unis et du Canada en eau sur d'ici la fin de cette année. [2] Le césium-137 est un isotope radioactif qui présente un grand danger pour la santé humaine. Après avoir bu de l'eau contaminée, les tissus de votre corps peuvent être exposés à de faibles niveaux de rayonnement gamma et bêta qui pourrait accroître le risque de certains types de cancer. [3]

3. cancer de la thyroïde prend de l'ampleur au Japon

Le rayonnement dans l'eau est juste une préoccupation; Les cancers de la thyroïde, souvent liée à l'irradiation, est à la hausse chez les jeunes dans la préfecture de Fukushima. Les fonctionnaires locaux veulent minimiser une connexion au rayonnement de la triple crise et ces nouveaux cas de cancer. Même se il est encore trop tôt pour déterminer une cause réelle, les experts conviennent que le taux d'incidence est inquiétant. [4]

4. Le Japon a l'intention de construire de nouvelles centrales nucléaires

Après les catastrophes naturelles qui ont conduit à la crise de Fukushima, tous les réacteurs nucléaires du Japon ont été suspendues. En 2012, le gouvernement japonais a créé un organisme de réglementation pour restaurer la confiance du public dans l'énergie nucléaire. Récemment, l'agence a approuvé la réouverture de deux des 48 réacteurs du Japon. [5] Il ya beaucoup qui croient que la certification des deux réacteurs de Sendai Power Plant de sécurité a été poussé par le gouvernement actuel. L'actuel premier ministre est sans vergogne pro-nucléaire et veut rouvrir et faire construire plusieurs réacteurs. Mais, dans un pays sismique, est-ce vraiment la meilleure idée?

5. Les experts ne peuvent se entendre sur les dangers pour la santé

Avec un gouvernement pro-nucléaire au pouvoir, le Japon est en passe de voir quelque chose de semblable à ce qui se est passé en Ukraine après Tchernobyl. Les autorités nucléaires ont tendance à nier les résultats négatifs rapportés par les chercheurs dans une tentative pour atteindre leurs objectifs; dans ce cas, un retour à l'énergie nucléaire. [6]

De nombreux scientifiques sont plutôt vexé par un rapport édulcoré des Nations Unies qui est sorti à la fin de 2013. [7] Ils font valoir qu'il ignorerait certaines études scientifiques négatives et manqueraient de documentation pour certaines réclamations. Ce faisant certains craignent que les autorités ne seront pas accusé jusqu'à il soit trop tard. [8]

Fukushima est en mauvaise situation

La catastrophe de Fukushima nous a laissé un terrible héritage et nous ne pouvons pas revenir en arrière. Malheureusement, les Japonais, (surtout ceux de la Préfecture de Fukushima) ne sont pas encore sortis de leur peine.  Personne ne veut acheter les produits des brasseurs de saké en raison de rapports de riz et d'eau contaminés. [9]

Article References

  1. The Japan Times. Two trillion becquerels of radioactive material may have escaped No. 1. The Japan Times.
  2. Smith, J. et al. Arrival of the Fukushima radioactivity plume in North American continental waters. Proceedings of the Natural Academy of Science.
  3. Davies, L. Increasing Incidence of Thyroid Cancer in the United States, 1973-2002.The Journal of the American Medical Association. 295 (18).
  4. Radiation Medical Science Center for the Fukushima Health Management Survey.Proceedings of the 17th Prefectural Oversight Committee Meeting for Fukushima Health Management Survey. Fukushima Radiation and Health.
  5. Fackler, M. Three Years After Fukushima, Japan Approves a Nuclear Plant. The New York Times.
  6. Boyd, J. Experts clash on Fukushima radiation effects. Aljazeera.
  7. United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation. UNSCEAR 2013 Report. United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation.
  8. Imanaka, Tetsuji. Current Topics about the Radiological Consequences by the Chernobyl Accident. Research Reactor Institute, Kyoto University .
  9. Balfour, B. The woes of Fukushima’s sake brewers. BBC News.

 

 Quelques chiffres sur le nucléaire...

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